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Johnny Hallyday : Le chanteur

Les 50 ans de carrière de Johnny Hallyday sur le devant de la scène !

Cette performance, aucun autre chanteur français ne l’a réalisée avant Johnny Hallyday. Il a su évoluer avec les modes et les courants. D’abord rocker, à l’image de son idole Elvis Presley, puis leader de la vague« yéyé », il connut ensuite une période hippie puis hard-rocker, mais en restant toujours le même Johnny ! Alignant les tubes avec une belle régularité, la star est devenue une icône nationale dont les méga-concerts et les tournées fleuves attirent chaque fois un public plus nombreux.

Entouré de trois générations de fans, Johnny est devenu le plus fédérateur de nos chanteurs !
Johnny Hallyday : Les années Rock
Johnny Hallyday : En 1958, un jeune homme aux faux airs de James Dean se présente à Henri Leproux, directeur du Golf Drouot. Il se fait passer pour un américain vivant à Paris, Johnny Hallyday. En le voyant se déhancher sur les succès d’Elvis Presley, il n’a aucune raison de douter de ses origines ! Très vite, dans la tribu d’apprentis rockers qui fréquente le Golf, se forme un groupe de copains autour de Johnny. Parmi eux figurent déjà Long Chris, l’expert en rock’n’roll attitude, et Eddy Mitchell, futur leader des Chaussettes Noires. C’est ainsi que commence la carrière de Johnny. Son cousin Lee sent que le moment est venu pour introduire le Rock’n’roll en France. Il s’improvise directeur artistique et frappe à toutes les portes des labels et des grands impresarios. À force de persévérance, il finit par décrocher une apparition sur Paris-Cocktail, une émission de radio diffusée sur Paris-Inter, ancêtre de France-Inter. Ce jour là, 30 décembre 1959, il est remarqué par le directeur artistique du label Vogue, Jacques Wolfsohn.
Et c’est parti !
Johnny Hallyday : Le 14 mars 1960, sort le premier 45 T de Johnny, quatre titres dont Laisse les Filles et T’aimer follement, déjà chanté par… Dalida ! Catastrophe : Lucien Morisse, directeur des programmes de la radio la plus écoutée par les ados, Europe N°1, brise le disque à l’antenne en promettant : « c’est la première et la dernière fois que vous écoutez ce Johnny sur notre antenne. » Tout ça parce que Dalida est à la ville Madame Lucien Morisse et que son mari veille jalousement aux intérêts du couple ! Heureusement, cette colère est sans lendemain et Johnny devient rapidement le chouchou de la radio (il reprendra même un peu plus tard le « petit bikini » de la même Dalida, chanson cosignée par un certain… Lucien Morisse !).
En 1961, il est déjà disque d’or avec la reprise de Let’s Twist Again de Chubby Checker, en français et en anglais ! Il donne son premier concert en vedette à l’Olympia ! En 1962, il dédie Retiens la Nuit à Catherine Deneuve à l’occasion du tournage du film « Les Parisiennes ».Suivent Souvenirs, Souvenirs, l’Idole des Jeunes, et la Bagarre, événement de sa deuxième apparition à l’Olympia, puis en 1963, les Bras en Croix et –on dirait pourtant que c’était hier !– Da dou ron ron !
En 1964, alors qu’il accomplit son service militaire en Allemagne, sort Le Pénitencier qui figure toujours aujourd’hui dans le trio de tête des chansons de Johnny que les Français préfèrent !
Mais à son retour de l’armée, la mode a changé. Le rock’n’roll est toujours là, bien sûr, mais la vague folk et le protest-song américain, popularisés par Hugues Aufray s'accordent à la sensibilité des jeunes au sujet de la guerre du Viet-Nam. Ce contexte propulse au premier plan un jeune Centralien, Antoine, qui, bien que ses chansons politiques (La Guerre, Pourquoi ces Canons, La Loi de 1920) soient censurées à la radio, fait un tabac avec Les Elucubrations d’Antoine . Le texte contient une attaque directe, quoique plus moqueuse que méchante, contre l’Idole des Jeunes :
« Oh, Yeah !
Tout devrait changer tout le temps,
Le monde serait bien plus amusant,
On verrait des avions dans les couloirs du métro,
Et Johnny Hallyday en cage à Médrano. »
Ce n’est pas très agressif et ces paroles reflètent davantage la deuxième « révolution » qui va bientôt déferler sur le monde occidental, celle du mouvement hippie avec son cortège de drogues hallucinogènes ! D’ailleurs le couplet suivant l’annonce :
« Si je porte des chemises à fleurs,
C’est que je suis en avance de deux ou trois longueurs ».
Mais cette chanson farfelue sert de prétexte à une nouvelle « querelle des anciens et des modernes » qui fera bien l’affaire des deux chanteurs et de leurs maisons de disques.
Johnny, très occupé par son récent mariage avec Sylvie Vartan, ne réplique qu’un an plus tard avec Cheveux longs, idées courtes et, bien sûr, la chanson est un hit !
Déjà bien essoufflée, la polémique ne rebondit pas.
Johnny Hallyday : Rock'n'Roll Attitude
Johnny Hallyday : En 1966, rien ne va plus ! Les ennuis financiers et sentimentaux, la fatigue d’une vie trépidante poussent Johnny au suicide, heureusement raté ! 10 jours après, Noir c’est Noir est en tête du hit-parade dès sa sortie.
À Londres, il fait la connaissance d’un jeune guitariste gaucher, Jimi Hendrix, qu’il engage pour assurer les premières parties de sa tournée. Il enregistre la version française de Hey Joe : encore un énorme succès, suivi de la reprise du Love me tender d’Elvis : Johnny reste fidèle à ses racines.
Cependant la mode hippie bat son plein et le rocker laisse tomber la banane pour une coiffure plus longue (mais pas trop : « cheveux longs… »). Le chanteur de La Bagarre n’est pas très à son aise dans le répertoire non-violent et sucré de l’époque, mais il se taillera cependant de beaux succès avec San Francisco et Si j’étais un Charpentier, deux hymnes majeurs du Flower Power ! Mais cette parenthèse très oubliable est rapidement fermée avec un retour à Elvis (Loving You) dès 1968.
Suit une série de concerts très rock’n’roll au palais des Sports en 1969, pour lesquels Johnny s’entoure de musiciens anglais, soutenus par une mise en scène qui préfigure déjà les énormes shows des années stars ! Cette même année, Long Chris lui permet d’ajouter un chapitre au mythe du rocker maudit avec Je suis né dans la rue, qui s'ajoute à la liste d’énormes succès, ininterrompue depuis les débuts du chanteur.
LE tube de 1970 est Oh Ma jolie Sarah et, à nouveau, Johnny met le feu au Palais des sports avec un gigantesque show dont le pianiste n’est autre que la nouvelle star du moment : Michel Polnareff !
Ces années 70 sont essentiellement des années de route. Johnny tourne en permanence, en Europe, aux États-Unis, en Afrique, en Amérique latine… mais il se fait rare en France. Toujours sous influence américaine, il joue les Johnny Cash en Suisse, au pénitencier de Bochuz. En dépit des vagues successives de la Disco et du Punk, c’est un rocker inaltérable qui assène le monumental Toute la musique que j’aime (écrit par son ami Michel Mallory), reprend les classiques d’Eddy Cochran, Buddy Holly, Little Richard et enfonce le clou avec un Gabrielle torride en 1976.
Dans la foulée, il remonte sur une scène parisienne pour faire un triomphe avec le spectacle « Hallyday Story ». Décidément abonné au succès, il enchaîne J’ai oublié de vivre (77), Elle m’oublie (78), Le bon temps du Rock’n’roll et Ma gueule (79). Toujours plus spectaculaire, il donne un concert exceptionnel sur le porte-avions Foch le 29 septembre 1979. C’est une sorte de prélude aux fêtes de ses 20 ans de carrière en fin d’année au Pavillon de Paris. Après Polnareff, c’est Gilbert Montagné qui cette fois tient les claviers. Sur un des morceaux, surprise : un jeune batteur prend les baguettes. C’est David Hallyday, alors âgé de 13 ans !
Le début des années 80 est un peu plus chaotique. Vie privée « En Pièces Détachées », (titre de l’album de 1981), problèmes de santé, rupture avec son parolier Michel Mallory, remplacé par l’ami Pierre Billon qui produira les albums suivants, tout cela interfère avec la carrière du chanteur. Il lui faut attendre la rencontre avec Michel Berger pour connaître un véritable nouveau départ avec la sortie de l’album « Rock’n’roll attitude » en 1985.
La chanson au titre éponyme et Quelque chose de Tennessee contribuent fortement à son retour en grâce auprès d’un public encore plus large qu’avant. Fort de cette expérience, Johnny confie la production de l’album suivant à un autre très grand compositeur du moment, Jean-Jacques Goldman. C’est « Gang », sorti en 1986, sur lequel figurent deux grands tubes, L’Envie et Laura.


Johnny Hallyday :
Johnny Hallyday : Les années stars
Johnny Hallyday : Poursuivant ses collaborations avec les poids lourds de la variété française, Johnny s’écarte un peu de la route du rock en s’associant avec Étienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc. Cadillac (1989), la chanson qui donne son titre à l’album, sera encore un succès ! Véritable bête de scène, Johnny ne se ménage pas. Ses spectacles à Bercy en 1990 lui valent une Victoire de la Musique en 1991.
En 1995, nouveau Bercy, nouveau triomphe ! Le Parisien titre « Magique Johnny ». Il est vrai que la star a mis le paquet. Décor de jungle urbaine, intro d’enfer avec Gabrielle, deux heures de concert à couper le souffle, sans oublier la séquence « unplugged » de rigueur depuis l’émission à succès de MTV (Clapton, Neil Young, Dylan, Nirvana…) où Johnny reprend en acoustique les classiques du rock et ses propres incontournables repris en chœur par une foule en délire !
Désormais consacré icône nationale, Johnny multiplie les contributions avec tout ce que la scène française compte de talents : Art Mengo, Patrick Bruel, Mort Schumann, Zazie, Pascal Obispo et bien sur en 1999, son fils David sur l'album "Sang pour Sang". Il recrute également à l’étranger : Tony Joe White, John Bon Jovi et Richie Sambora du groupe Bon Jovi, Chris Rea, tout en continuant à puiser dans le répertoire du rock classique (Chuck Berry, Elvis toujours…) 
Côté scène, Johnny réussit le pari d’emmener 5000 fans français pour assister à son show de Las Vegas dans le cadre des célébrations des 40 ans du Rock’n’roll ! Il y interprète tous les grands classiques, de Tutti Frutti (Little Richard) à Love me tender (Elvis), sans craindre d’y glisser les siens, Que je t’aime, La musique que j’aime ou Tes tendres années ! L’album « Destination Vegas » atteint la 4e place du Top albums en 3 jours : on est en pleine Johnny Mania !
Le passage à l’an 2000, la star le fête à sa manière, généreuse et démesurée : Le 10 juin Johnny offre un concert gratuit sous la tour Eiffel. Une foule de 600 000 à 1 million de personnes envahit le Champ de Mars jusqu’à l’École Militaire. Ils ne sont pas déçus : Johnny se donne à fond comme il en a l’habitude mais il partage son triomphe avec quelques « guest stars », et pas des moindres : les Rita Mitsouko, Jean-Louis Aubert, Florent Pagny, Michel Sardou, Pascal Obispo, Patrick Bruel… Chacun interprète une chanson du répertoire de Johnny, même les danseuses du Crazy Horse sont de la fête ! A la fin de ce concert grandiose, ses amis remontent sur scène avec Laeticia pour lui chanter Happy Birthday to You : Johnny aura 57 ans cinq jours plus tard.
Mais ses 60 ans, c’est au Parc des Princes qu’il les fête en descendant du ciel sur un décor inspiré du film Matrix ! Comme c’est maintenant l’habitude, trois générations de fans en liesse lui font une ovation phénoménale et reprennent ses chansons à l’unisson. Chaque soir, c’est une véritable communion entre la Star et son public de 60 000 personnes. A l’issue de ce concert mémorable, Johnny déclare avec une pointe d’humour :
– "Mon concert pour mes 70 ans, on verra, je n’aime pas planifier ".
Depuis, il a annoncé la fin de ses tournées après 2009, mais pas des galas. Nul doute qu’il nous réserve encore quelques méga-surprises !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1958

Débuts de Johnny au Golf Drouot.
Il se fait passer pour un américain



1961

Premier disque d'or d'une longue série !



1963

Da Dou Ron Ron doit son succès au décalage entre la légèreté du titre et le désespoir des paroles.



1965

La querelle entre Antoine et Johnny contribue à relancer sa carrière après l'armée et le mariage.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1966

Noir c'est Noir fait un tabac en France



1969

En pleine période Hippie, Philippe Labro écrit « Jesus Christ » pour Johnny



1976

Depuis la sortie de Gabrielle, l'un de ses plus grands hits, Johnny chante ce titre à chaque concert!



1985

La totalité des chansons de l'album Rock'n'Roll Atitude sont écrites, composées et produites par Michel Berger.succès assuré!



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1989

Cadillac (même titre mais autre chanson) fut également un succès du pionnier du rock anglais Vince Taylor !



1991

Le 18 juin, Johnny chante gracieusement pour SOS Racisme.



1998

Allumer le feu écrite par Zazie, Pascal Obispo et Pierre Jaconelli sera le tube de l'année!



2003

Le 15 juin, le concert des 60 ans est retransmis en direct par TFI : 50% de parts de marché !